Audiovisuel public : Léa Salamé face aux députés, entre plaidoyer pour l'indépendance et feux croisés
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Dernière mise à jour : il y a 19 heures
La journaliste vedette de France 2 a été auditionnée ce lundi 2 février 2026 par la commission d'enquête sur la neutralité et le financement de l'audiovisuel public. Durant plus de deux heures, elle a défendu son intégrité face à des parlementaires parfois offensifs, abordant sans détour sa vie privée et les "couacs" récents de la rédaction.

Léa Salamé n'était pas venue seule. Accompagnée de ses rédacteurs en chef, la présentatrice du 20h a ouvert la séance avec une déclaration solennelle : « Le pluralisme est chez moi une conviction personnelle. » Une entrée en matière nécessaire pour répondre aux critiques récurrentes sur l'impartialité du service public.
Les temps forts de l'audition
L'audition a été marquée par plusieurs séquences clés où la journaliste a dû justifier sa pratique professionnelle :
Le "cas" Raphaël Glucksmann : Interrogée sur l'influence potentielle de son compagnon, eurodéputé, sur son travail, elle a été catégorique. « Jamais personne n'a pu entendre que mon compagnon ou quiconque tenait mon stylo », a-t-elle martelé. Elle a toutefois réitéré son engagement de se retirer de l'antenne si celui-ci venait à se présenter à l'élection présidentielle de 2027.
La polémique Legrand/Cohen : Léa Salamé s'est dite « choquée » par l'enregistrement à leur insu de ses confrères Thomas Legrand et Patrick Cohen lors d'un déjeuner avec des responsables politiques, dénonçant une méthode qui fragilise la profession.
L'erreur sur Samuel Paty : La rédaction a dû s'expliquer sur une confusion récente entre Samuel Paty et Dominique Bernard. « Le zéro erreur n'existe pas », a-t-elle plaidé, tout en assurant qu'un audit interne avait été mené pour que cela ne se reproduise plus.
Une journaliste sous le feu des critiques
Les attaques les plus vives sont venues des rangs du rapporteur Charles Alloncle (UDR) et de certains députés d'opposition, portant sur deux axes principaux :
Le soupçon de "connivence" : Plusieurs députés ont pointé du doigt une prétendue proximité entre les journalistes de l'audiovisuel public et les sphères de pouvoir de centre-gauche. Léa Salamé a rétorqué qu'elle ne prenait « pas de café » et ne « déjeunait pas » avec les politiques pour préserver sa liberté de ton.
Le cumul des fonctions et rémunérations : La question de son salaire et de sa présence simultanée au 20h et dans l'émission Quelle Époque ! a été soulevée. Elle a répondu en toute transparence n'avoir « pas demandé 1 € de plus » que ses prédécesseurs et respecter strictement son contrat de travail (4/5ème au JT, 1/5ème en production).
L'exercice, bien que tendu, a permis à la journaliste de réaffirmer sa vision d'un journalisme « honnête et libre » dans un climat de défiance croissante envers les médias.
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