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"L'Équipe" en sursis : Grève reconductible contre l'ombre du groupe Bolloré

  • il y a 18 heures
  • 2 min de lecture

C’est un séisme qui secoue le monde du journalisme sportif. Les salariés du groupe L'Équipe (quotidien, magazine, chaîne TV et site internet) ont voté un appel à une grève reconductible qui débutera ce vendredi 8 mai. Au cœur de cette mobilisation historique : l'inquiétude grandissante face au projet de rachat du titre par le groupe Bolloré.


BPI/ SHUTTERSTOCK/SIPA
BPI/ SHUTTERSTOCK/SIPA

Une rédaction vent debout pour son indépendance

Le mouvement, largement suivi par les journalistes et les techniciens du groupe, exprime une crainte profonde pour l'indépendance éditoriale du premier média sportif français. Les syndicats dénoncent une menace sur l'ADN de la marque, redoutant que l'arrivée de Vincent Bolloré n'entraîne un changement de ligne idéologique, à l'image des précédents observés au sein du groupe Lagardère (JDD, Europe 1) ou de CNews.

"Nous ne laisserons pas l'institution L'Équipe devenir un outil d'influence. Notre seule boussole est le sport, pas les intérêts politiques ou industriels d'un nouvel actionnaire", martèle un représentant syndical sous couvert d'anonymat.

Les craintes d'une "méthode Bolloré"

Les salariés pointent du doigt plusieurs risques majeurs qui ont motivé ce débrayage :

  • La remise en cause de la clause de conscience : Les journalistes réclament des garanties juridiques et financières pour ceux qui refuseraient de travailler sous la nouvelle direction.

  • La pluralité de l'information : La concentration des médias entre les mains de quelques grands industriels inquiète la rédaction, qui craint une uniformisation des contenus.

  • Le respect de la charte éthique : La Société des Journalistes (SDJ) exige le maintien strict de la charte de déontologie qui protège la rédaction de toute pression extérieure.


Un vendredi "noir" pour le sport

Ce mouvement de grève, qui commence ce vendredi 8 mai, jour férié mais crucial pour l'actualité sportive, pourrait paralyser la parution du journal papier de samedi et perturber l'antenne de la chaîne TV. Les assemblées générales prévues dès vendredi matin décideront de la suite du mouvement, mais la détermination semble totale.

Pour l'heure, la direction actuelle du groupe et les représentants du groupe Bolloré n'ont pas souhaité commenter officiellement l'ampleur de la mobilisation.

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