France Télévisions : le clap de fin pour les matinales filmées « ICI »
- il y a 1 jour
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Face à une pression budgétaire sans précédent, le groupe audiovisuel public a tranché : la captation vidéo des matinales de Radio France (France Bleu) cessera d'ici la fin juin 2026. Une décision qui marque un coup d'arrêt brutal à l'un des piliers de la coopération entre la télévision et la radio publique.

C’est un symbole fort qui s’éteint. Lancées pour incarner la proximité et le rapprochement entre France 3 et France Bleu sous la bannière commune « ICI », les matinales filmées ne survivront pas au plan d’austérité de France Télévisions. La direction a confirmé que les éditeurs visuels, chargés de mettre en images ces tranches d'information locales, ne seront plus mobilisés à compter de l’été prochain.
50 postes supprimés et un symbole sacrifié
Le choc est social autant qu'éditorial. Cette décision impacte directement environ 50 postes de professionnels de l'image, principalement des intermittents employés par des agences prestataires. Ces techniciens assuraient quotidiennement la réalisation vidéo au sein des stations locales de Radio France pour permettre une diffusion sur les antennes régionales de France 3 et sur le numérique.
Pour les syndicats, ce retrait est vécu comme un renoncement à la stratégie de "média global" de proximité. Si la marque « ICI » subsiste, elle perd son incarnation visuelle la plus visible au petit matin.
Des économies vitales pour un budget 2026 sous tension
Pourquoi un tel retrait ? France Télévisions doit absorber un choc financier massif. Le groupe a adopté un plan d'économies drastique de 140 millions d'euros pour l'année 2026 afin de compenser la baisse des dotations de l'État et le retour à l'équilibre budgétaire.
L'arrêt de la captation des matinales s'inscrit dans cette logique de réduction des coûts variables. Si le montant précis économisé par cette seule mesure n'a pas été isolé publiquement dans le détail du budget, le coût de fonctionnement de ces dispositifs (incluant les prestataires, les primes de droit à l'image et la maintenance technique) représentait une part significative du budget "proximité". Ce renoncement s'ajoute à d'autres décisions douloureuses, comme la revente à TF1 d'une partie des droits de diffusion du Tournoi des Six Nations.
En débranchant les caméras des studios de radio, France Télévisions choisit de préserver ses programmes nationaux au détriment d'une coopération régionale qui, malgré ses ambitions, s'avérait trop coûteuse dans le contexte économique actuel.
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