Tempête sur le RER D et décrépitude au château : Quand la vetusté du domaine de la « Star Academy » plombe la rentrée

C'est un feuilleton judiciaire et immobilier qui vient perturber la quiétude feutrée du célèbre château de Dammarie-les-Lys. Entre un propriétaire visé par une plainte de la SNCF pour des défauts de débroussaillage ayant paralysé le trafic du RER D et des conditions d'accueil de plus en plus critiquées, le joyau de la Star Academy cumule les zones d'ombre. Un manque d'entretien général qui interroge : le château historique et le show de TF1 partagent-ils la même lente descente vers l'obsolescence ?

Plainte de la SNCF : Quand les arbres du château bloquent les usagers
Le décor de conte de fées a un sérieux revers de médaille. Situé en bordure directe des voies ferrées de la ligne D du RER (section de Vosves), le domaine des Vives-Eaux fait face à de lourdes accusations de la part de la SNCF. En cause : un manque chronique d'entretien et un débroussaillage défaillant qui laissent choir régulièrement des dizaines d'arbres directement sur les voies.
Dernier épisode en date : une chute d'arbre spectaculaire qui a totalement interrompu le trafic ferroviaire entre Corbeil-Essonnes et Melun pendant de longues heures, exaspérant des milliers d'usagers pendulaires. Face à ces mises en demeure restées sans réponse satisfaisante — malgré l'intervention d'huissiers et de courriers recommandés —, la SNCF a fini par dégainer une plainte formelle contre le propriétaire du domaine. Si ce dernier rejette la faute en invoquant son éloignement géographique et les dires d'un élagueur, la gestion de ces 30 000 à 50 000 arbres en lisière de rails vire au cauchemar logistique et sécuritaire.
Un château de cartes : Entre vétusté des murs et santé fragile des académiciens
Mais le malaise dépasse largement les frontières ferroviaires. À l'intérieur même du château, les langues se délient quant à la vétusté structurelle des lieux. Tout comme les abords forestiers du domaine, le bâtiment semble souffrir d'un cruel manque de rénovation en profondeur, malgré les millions brassés par la machine à sous de TF1.
Entre courants d'air, humidité persistante et installations vieillissantes, le parallèle s'impose de lui-même : à l'image d'un propriétaire négligent face à ses obligations foncières, la production semble capitaliser sur le mythe sans offrir l'écrin sanitaire et technique qu'exige une telle émission. D'ailleurs, le doute s'installe durablement chez les téléspectateurs : comment expliquer que, d'une saison à l'autre, les élèves se retrouvent systématiquement affaiblis, enroués ou carrément cloués au lit par des vagues de virus et de microbes ? Entre décrépitude des décors et interrogations légitimes sur la qualité et la robustesse de la sélection des académiciens face à des conditions de vie spartiates, la pilule commence à avoir du mal à passer.
Entre les rails du RER D bloqués et les états de santé inquiétants des apprentis chanteurs, le château de Dammarie-les-Lys a bien besoin d'un sérieux coup de balai... et de fondations solides.



