Accusé de fausses mises en scène, « Enquête d'action » innocenté par CheckNews
- il y a 3 jours
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C'est une polémique dont se serait bien passée la chaîne W9. Depuis plusieurs jours, l'émission emblématique « Enquête d'action » se retrouvait au cœur d'une tempête médiatique sur les réseaux sociaux. Des vidéos virales accusaient en effet le magazine de reportages de truquer ses immersions en orchestrant de fausses interventions policières. Une mise au point rigoureuse menée par le service CheckNews de Libération vient d'innocenter la production et de rétablir la vérité.

Des vidéos virales à l'origine de la rumeur
À l'origine de la controverse, plusieurs séquences partagées massivement sur les plateformes numériques montraient des policiers en train de rejouer et de répéter des montées à bord d'un véhicule sous la direction d'un caméraman. Pour de nombreux internautes, la conclusion semblait évidente : la preuve par l'image que les reportages en immersion diffusés à la télévision étaient entièrement simulés et joués pour le spectacle.
Face à la montée des accusations de bidonnage visant « Enquête d'action », la cellule de vérification de l'information de Libération a mené l'enquête pour identifier la véritable origine de ces images polémiques.
La réalité des faits : des images institutionnelles de la Police Nationale
Les conclusions de CheckNews sont formelles : la production d'« Enquête d'action » n'a aucun lien avec ces tournages.
Les images incriminées, captées au cœur d'une cité à Nice, ne provenaient absolument pas des équipes du magazine de W9. Il s'agissait en réalité d'un tournage réalisé directement par et pour les services de communication de la Police Nationale, destinés à produire des capsules promotionnelles et des supports institutionnels.
Comment fonctionnent réellement les tournages en immersion ?
Si cette affaire met en lumière la rapidité avec laquelle les fausses informations peuvent entacher la réputation d'un programme, elle permet aussi de rappeler les coulisses du journalisme d'immersion.
Les tournages au plus près des forces de l'ordre (police ou gendarmerie) reposent sur le suivi du travail réel des unités sur le terrain. Si le rendu à l'antenne est rythmé, il est le fruit de dizaines d'heures de rushs, d'attente et d'un travail de montage rigoureux, soumis à des consignes de sécurité strictes pour préserver l'efficacité des interventions et le secret des procédures.
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