Guillaume Meurice dénonce une « censure politique » : bras de fer avec une municipalité passée à droit
- il y a 5 jours
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L'humoriste et chroniqueur Guillaume Meurice a fustigé, ce week-end, l'annulation soudaine de l'enregistrement de son émission sur Radio Nova, prévu pour la mi-juin dans une commune dont il tait encore le nom, mais qu'il accuse de « volte-face idéologique ». Selon l'ancien pilier de France Inter, ce désistement serait directement lié au récent changement de couleur politique de la mairie, basculée à droite lors des dernières élections municipales.

Une annulation qui ne passe pas
Pour Guillaume Meurice, les faits sont limpides : l’accord de principe établi avec l’ancienne équipe municipale aurait été balayé par les nouveaux élus. « C’est une méthode bien connue : on invoque des raisons techniques pour masquer une allergie à la satire », a-t-il déclaré sur ses réseaux sociaux. L'humoriste voit dans cette décision une forme de censure déguisée, visant à empêcher la tenue d'un événement jugé trop subversif par la nouvelle administration pour l'antenne de Nova.
La mairie invoque des contraintes logistiques
Face à la viralité des accusations, la municipalité concernée a réagi par voie de communiqué pour « rétablir la vérité ». La mairie dément fermement toute motivation politique, invoquant des obstacles strictement organisationnels.
« La nouvelle équipe municipale a découvert un dossier dont la faisabilité technique et sécuritaire n’avait jamais été sérieusement validée par les services. Accueillir un tel événement à la mi-juin, en pleine période de préparation des festivités estivales, représentait une charge logistique disproportionnée pour nos agents. »
Le communiqué précise également qu’aucun contrat définitif n’avait été signé avec la production, rendant le terme de « volte-face » juridiquement infondé selon les élus.
Un climat de tension culturelle
Cette polémique relance le débat sur la liberté d'expression et la programmation culturelle au sein des collectivités territoriales. Si les mairies disposent d'un pouvoir discrétionnaire sur les événements qu'elles accueillent, la concomitance entre un changement de majorité et l'éviction d'artistes engagés suscite régulièrement des crispations.
Guillaume Meurice, de son côté, a déjà annoncé chercher un lieu alternatif pour maintenir son rendez-vous sur Radio Nova, affirmant que « le rire ne se laisse pas si facilement bouter hors des frontières communales ».
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