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Le siège du groupe CNews-Europe 1-JDD pris pour cible : une nouvelle escalade dans le climat d’intimidation contre la presse

Photo du rédacteur: Tavu Radio
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il y a 5 heures
2 min de lecture

Ce samedi matin, le siège parisien abritant les rédactions d’Europe 1, CNews, Europe 2, RFM et du Journal du Dimanche (JDD) a été la cible des manifestants. Un événement d’une gravité inédite qui relance le débat brûlant sur la sécurité des journalistes en France, dans un climat de tension de plus en plus pesant.


Europe 1
ALAIN JOCARD / AFP

Une centaine de militants et des tentatives de blocage

Ce samedi matin, entre 8 h 20 et 8 h 30, une centaine de militants cagoulés se sont massés devant l'immeuble du groupe Lagardère News, situé rue des Cévennes dans le 15e arrondissement de Paris. L’objectif affiché des assaillants : empêcher les salariés et les journalistes d'accéder aux locaux pour aller travailler.

En plus de ce blocus physique de l'entrée du parking et des accès, le groupe a essuyé des jets de projectiles. Quelques vitres ont été brisées et des tags ont été inscrits sur la façade du bâtiment avant l'intervention rapide des forces de l'ordre. La police a procédé à 21 interpellations sur place. Cet assaut faisait suite à des appels relayés dès la veille par des sites d'ultragauche incitant à « débrancher » ou à cibler plusieurs rédactions parisiennes jugées hostiles.


L’ombre du passé : l’agression de la bonnette sur CNews

Cet événement dramatique rappelle la montée en puissance de l'hostilité de terrain à l'encontre des équipes du groupe. On se souvient notamment de cet épisode marquant où un journaliste de CNews s'était fait littéralement arracher sa bonnette de micro en plein direct par un manifestant agressif.

Ce geste, à la fois symbolique et violent, illustrait déjà la transformation des équipes de reportage en boucs émissaires d’une colère exacerbée. Ce qui se limitait auparavant à des invectives ou du harcèlement de rue a progressivement muté vers des attaques frontales contre l'outil de travail, et désormais vers le siège même des entreprises de presse.


Une onde de choc et des réactions unanimes

Face à cette énième attaque, les directions et les sociétés de journalistes ont rapidement réagi. La direction de CNews a rappelé avec force que « informer doit pouvoir se faire sans peur, sans intimidation et sans violence », condamnant fermement ces agissements.

De nombreux observateurs et responsables politiques ont également exprimé leur indignation, soulignant que bloquer un média et s'en prendre physiquement à ses accès équivaut à porter un coup direct au pluralisme et au débat démocratique.








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