Expulsion de Xenia Fedorova : CANAL+ et Lagardère dénoncent une atteinte grave à la liberté d'expression
- il y a 7 jours
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C'est une décision administrative d'une rare sévérité qui provoque une vive onde de choc dans le paysage médiatique français. Dans un communiqué de presse conjoint publié ce mercredi 29 juillet 2026, les groupes CANAL+ et Lagardère ont exprimé leur « stupeur » à la suite de l'arrêté d'expulsion immédiate visant l'une de leurs collaboratrices régulières, la journaliste Mme Xenia Fedorova.

Intervenante sur plusieurs médias phares des deux groupes — notamment la chaîne d'information CNews, la station de radio Europe 1 ainsi que les pages du JDNews —, la journaliste fait l'objet d'une mesure d'éloignement prise directement par le ministère de l'Intérieur.
La défense du pluralisme et de l'État de droit
Face à cette mesure radicale, les directions de CANAL+ et de Lagardère ont immédiatement réagi pour défendre publiquement leur salariée et apporter leur « plein soutien » à Xenia Fedorova. Tout en précisant que « chacun n'est pas nécessairement tenu de partager l'ensemble des analyses ou des opinions exprimées » par l'intervenante, les deux géants des médias soulignent le danger d'une telle décision pour le débat public :
« Les groupes CANAL+ et Lagardère considèrent que l'empêcher de participer au débat public et d'exprimer ses points de vue sur la situation française et internationale constituerait une atteinte particulièrement grave à la liberté d'expression et au pluralisme des opinions. »
Pour appuyer leur position, les états-majors rappellent les fondements démocratiques français en citant l'Article 11 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, affirmant que la libre communication des pensées et des opinions reste « un des droits les plus précieux de l'homme ».
Un bras de fer politique et médiatique
Cette affaire remet en lumière le débat sur les limites de la liberté de la presse et l'intervention de l'État dans le contrôle des voix médiatiques. Pour CANAL+ et Lagardère, la liberté d'expression « ne se défend pas uniquement lorsque les opinions exprimées font consensus », mais trouve précisément son utilité lorsqu'elles dérangent ou suscitent la contradiction au sein du débat démocratique.
Alors que les motifs précis invoqués par la Place Beauvau pour justifier cet arrêté d'expulsion restent à éclaircir, cette décision risque d'ouvrir un important volet judiciaire et politique autour de la protection des journalistes étrangers et de la liberté du commentaire à l'antenne.
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